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Manipulateurs robotiques

lundi 7 mars 2011

Cycloïd-E, le musicien

Le 2 mars, s’est terminé le festival Mois Multi dans la vieille ville de Québec. Tel que dit par Denise Martel : "Ce dernier est entièrement dédié aux arts visuels et sonores, alliant vidéo, cinéma, technologie, sonorité, créativité, imagination et innovation." On y retrouvait spécialement le bras mécanique de 11 m, Cycloïd-E des frères suisses Décosterd. Ressemblant à un pendule sur le sol, ses différents tubes résonnent en tournant pour émettre différents sons. Le bras mécanique est programmé pour jouer une partition précise en faisant varier les tubes en mouvement (charge) et la vitesse de ceux-ci.

Le Journal de Québec, Denise Martel, "Rencontre entre l'art et la technologie", Arts et spectacle, samedi 19 février, p. 199.


Voici une vidéo de Cycloïd-E publiée par byheresy:



Youtube : Cycloid-E

Les degrés de liberté, Volume 1


Le concept de degré de liberté est très important dans l’étude des robots et des mécanismes en général. Pour proposer un intéressant contraste par rapport flux continuel d’actualité qui est présenté sur ce blogue, cet article se propose d’offrir une explication sommaire de ce concept dont la simple évocation a déjà attisé irrémédiablement la curiosité du lecteur.

On peut tout d’abord définir le nombre de degrés de liberté d’un mécanisme comme étant correspondant au nombre de paramètres devant être spécifiés pour définir l’état de ce mécanisme dans l’espace où il évolue. À la base, le plan à deux dimensions confère 3 degrés de liberté de base aux corps qui s’y trouvent : le déplacement en x, celui en y, ainsi que l’angle de rotation. L’espace en 3D confère quant à lui 6 degrés de liberté : le déplacement par rapport à chaque axe, ainsi que l’angle de rotation autour de chaque axe.

Pour montrer comment peut s’effectuer la détermination du nombre de degrés de liberté d’un mécanisme avec des jointures (tel qu’on en rencontre dans la vie, ainsi qu’en robotique), quelques exemples simples seront étudiés ici. Considérons d’abord celui-ci :

On voit donc un système constitué de trois rectangles (Rouge, Bleu et Vert) dans le plan à 2 dimensions, liés entre eux par des jointures de couleur jaune. La jointure entre Rouge et Bleu est de type prismatique : comme sa forme le suggère, le seul mouvement relatif qu’elle permet entre ces deux rectangles est un déplacement latéral où Rouge et Bleu peuvent glisser sur l’axe qu’elle définit. La jointure entre Bleu et Vert est quant à elle de type rotative : elle permet à ces deux rectangles de tourner l’un par rapport à l’autre, mais n’autorise aucun déplacement latéral entre les deux. La jointure prismatique, tout comme la jointure rotative, ne sont donc que des jointures qui ne permettent qu’un seul degré de liberté entre les corps qu’elles lient.

Pour déterminer le nombre de degrés de liberté de ce mécanisme, on peut procéder de manière logique : tout d’abord, il possède au moins 3 degrés de liberté, puisqu’il peut dans son ensemble être déplacé et tourné à sa guise sur le plan. Pour achever de déterminer son état, il faut aussi préciser la distance relative entre Rouge et Bleu, ainsi que l’angle entre Bleu et Vert ; on arrive ainsi à 3 + 2 = 5 degrés de liberté au total.

Voilà qui était somme toute plutôt simple. Suivra probablement un autre article pour détailler le calcul des degrés de liberté avec d’autres types de mécanismes, ainsi qu’avec l’ajout de la troisième dimension.

En attendant, sachez que la source où les informations pour cet article ont été prises est le livre suivant :

TSAI, Lung-Wen, ROBOT ANALYSIS : The Mechanics of Serial and Parallel Manipulators, John Wiley and Sons Inc., États-Unis, 1999, 505 p.



dimanche 6 mars 2011

Une main robotique pas dispendieuse!

Une main robotique issue du projet SmartHand est capable de reproduire à 80% une main humaine. Avec ses 4 moteurs, ses 40 microcapteurs proprioceptifs, elle est capable de différencier certaines substances, juste au touché. Après 10 ans de recherche, quelques prototypes sont présentement testés en Italie et en Suède. Le produit devrait être industrialisé d'ici deux ans, pour un coût de 100 $ par main.

bulletins-electroniques.com: Une main robotique pour 100 dollars

Un manipulateur robotique qui fait la différence


Pour la première fois, un manipulateur robotique a été utilisé pour effectuer une ablation de la vésicule biliaire. Les premières opérations ont eu lieu lundi le 28 février et deux des trois patients sont sortis la journée même de l'opération. Cette nouvelle technologie permet une opération dans un orifice de deux centimètres, ce qui comprend de nombreux avantages, comme la diminution de la douleur.

Pour plus de détails aller sur l'article de la Tribune de Genève

Apprendre avec un robot Nao


Photo : AFP
Les étudiants de l'université Paris-Descartes ont maintenant la possibilité de travailler avec Nao, un petit robot qui leur permettra d'effectuer leurs recherches dans le demaine de la robotique. Ce robot pourrait éventuellement être capable de jouer aux échecs.


Yahoo Actualités : Les étudiants de Paris Descartes vont travailler avec avec le robot Nao

vendredi 4 mars 2011

La contribution du bras canadien

La Navette Discovery s’est envolée le 24 février vers la Station spatiale internationale. Lors de la mission, il faut préciser que le bras robotique canadien de 17,6 m de l’ISS, Canadarm 2, a été très utile. Celui-ci est piloté de l’intérieur des vaisseaux spatiaux ou de l’ISS pour effectuer certaines tâches de dextérité et de précision. Il sert également à amarrer les vaisseaux. Lors de la première sortie, qui a eu lieu le 1er mars, le bras a servi à sortir de la soute de Discovery le module de stockage Leonardo pour aller le fixer à l'avant-poste orbital. Quant à la seconde sortie du 2 mars, une protection thermique de l'ISS et une plateforme du laboratoire européen Columbus ont été retirées. Une caméra a été ajoutée sur le robot Dextre, partie du bras robotique canadien.


Photo : AP / NASA TV

Cyberpresse : Disccovery - Début de la dernière sortie orbitale

mercredi 2 mars 2011

Une technologie bien "peau"finée

Le 28 février, une vidéo parlant d'une découverte incroyable a été mise en ligne sur le site de cnn.com. La vidéo parle d'une peau robotique développée par des chercheurs de l'université de Stanford. Cette peau, composée de caoutchouc grandement élastique et des capteurs électriques, serait tellement sensible qu'elle pourrait sentir le poids d'un papillon. Le caoutchouc permet aussi à la substance de s'étirer. Aussi, les chercheurs ont ajouté un "codage biologique" qui reconnait les produits chimiques. Et comme si ce n'était pas tout, cette peau est composée de capteurs à énergie solaire flexibles qui pourraient éventuellement générer de l'énergie. Bien entendu, cette technologie peut être utilisée pour d'autres fonctions que la création d'une peau de robot humanoïde.

CNN : Solar Powered Robot Skin